Pourquoi faire des choix biologiques?

Quand on fait référence à biologique, on fait directement référence à tout ce qui à rapport à la vie, aux organismes vivants. L'agriculture biologique, quant à elle, est fondée sur la valorisation des processus biologiques naturels. Un produit biologique est donc issu d'une production naturelle non traitée chimiquement incluant par les pesticides.

En conséquent, nous pouvons parler de textile biologique lorsque celui-ci est conçu à partir de matière végétale.  Il pourra alors s'agir de textiles dont la matière première vient par exemple du bambou, du lin, du chanvre, d'eucalyptus et évidemment, du coton. Dans ces textiles, seul le coton est régulièrement et massivement traité aux pesticides lors de cultures intensives. 

En contrepartie, en prenant l'exemple du polyester, celui-ci ne peut pas être qualifié de textile biologique car non seulement il n'est pas issu de matière végétale mais il est, provenant du pétrole, un textile découlant de matière chimique. 

Mais en quoi les pesticides sont-ils indésirables?

Il existe à l'heure actuelle beaucoup de recherches scientifiques démontrant les effets indésirables des pesticides.  Bien que cela soit complexe et qu'une multitude d'effets soient relevés, les principaux concernent la pollution de l'environnement et les effets sur la santé humaine. 

La pollution de l'air:  Les pesticides contribuent de façon certaine à polluer l'air. Lors de leur application, ceux-ci étant volatiles, une grande partie des molécules sont transportées par le vent vers d'autres régions et sont une menace potentielle pour les espèces environnantes. 

La pollution de l'eau:  L'application de pesticide implique une contamination des cours d'eau.  L'eau faisant parti d'un système, les pesticides y circulent librement.  Le US Geological Survey, une instance environnementale américaine, a évalué que 100% des cours d'eau de surface et 90% des eaux de puits sont contaminés par des pesticides. 

Aussi, l'utilisation d'engrais chimiques favorise le développement des plantes aquatiques qui aura comme conséquence de changer l'écosystème et d'y réduire le taux d'oxygène.  Ceci a comme effet de rendre vulnérables certaines espèces animales et d'occasionner une perte de biodiversité. 

La vie aquatique et animale: Les effets indésirables au niveau de la vie animale aquatique, aviaire et terrestre sont multiples.  Il a été relevé dans plusieurs études que les pesticides réduisent l'efficacité du système immunitaire, perturbent le système endocrinien (thyroïde et reproducteur) et peuvent être cancérigènes. 

Et l'être humain dans tout ça?

Comme nous venons de le voir, l'utilisation de pesticides contamine tous les principaux éléments avec lesquels l'être humain est en contact.  En effet, lorsqu'on parle de la qualité de l'air et de l'eau et qu'on ajoute l'alimentation et les tenues vestimentaires, nous pouvons dire avec certitude que nous sommes en contact fréquent avec ces substances. Ainsi, une autre question devient préoccupante.  Plusieurs de ces substances sont bioacumulables.  L'être humain étant en haut de la chaîne alimentaire, il y a donc un risque élevé de contamination. De plus, l'être humain étant une espèce animale, il n'est pas à l'abris des effets ci-haut mentionnés: perturbations endocriniennes, reproductives et immunitaires. L’Organisation Mondiale de la Santé évalue qu'à chaque année, entre 20 000 et 200 000 décès sont dus aux pesticides. Ces décès ont lieu principalement dans les pays en développement où environ un tiers des pesticides utilisés ne suit pas les normes de qualité internationales.

Un défi de taille

Il a été démontré que la majorité des pesticides sont pulvérisés ou épandus globalement sur les parcelles cultivées et que ces substances n'atteignent majoritairement pas la cible visée. En effet, il semble que plus de 95 % des insecticides et des herbicides pulvérisés atteignent une destination autre que leurs cibles. Ceci fait en sorte que la grande majorité des pesticides utilisée est une perte nette, sans aucun bénéfice. On estime que la France utilise  66 600 tonnes de pesticides annuellement, qu'elle serait la troisième plus grande consommatrice mondiale et que cette consommation serait mondialement grandissante. 

Quoi faire individuellement?

Nous n'avons certainement pas le pouvoir immédiat de faire changer les choses globalement!  Toutefois, nous sommes au premier plan et nous vous invitons tous à faire votre part. Il existe plusieurs alternatives louables. Vous pouvez avoir accès à un panier de fruits et légumes soutenus par la communauté, local et biologique, vous pouvez avoir un potager (sur un terrain, sur un toit, sur un balcon,...), vous pouvez aussi acheter localement puisque nos lois ont déjà banni plusieurs pesticides. Une autre avenue demeure, et on prêche pour notre paroisse, de favoriser l'achat de vêtements biologiques.  Quand on sait que les États-Unis sont parmi les plus grands utilisateurs de pesticides et que près du tiers de la quantité utilisée est pour la culture du coton, on réalise que l'achat de vêtements biologiques est non négligeable.  

Écologiquement vôtre, 

www.eco-loco.ca  

Photos:

La dérive des pesticides

Graphique: Vente totale de pesticides (tonnes)

 Lecture complémentaire:

Organic vs non organic

 


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