Un choc culturel et écologique, chez nous: Le festival western de St-Tite

Comme vous le savez, il n'y a pas si longtemps, Eco Loco a tenu un kiosque au Festival Western de St-Tite.  Outre le débat sur le bien-être des animaux qui a eu lieu, nous avons été estomaqué par plusieurs situations pour lesquelles nous avons été témoins. 

Le festival accueille beaucoup de monde.  Nous n'avons pas les chiffres de 2018 mais pour le 50e anniversaire qui a eu lieu en 2017, il y a eu 740 000 personnes.  Évidemment, il s'agit ici principalement d'adultes et cela représente grosso modo 10% de la population québécoise. 

Certains viennent pour les rodéos, d'autres pour la danse ou pour voir la parade de chevaux et plusieurs pour faire la fête et profiter de la possibilité de boire de l'alcool dans les rues sans réprimande. L'air à la fête est ce qui prime globalement sur tout le site. Une fête qui malheureusement rime grandement avec des pratiques et des objets polluants.  

Le gros marché aux puces

Bien qu'occupées du matin au soir, nous avons eu l'occasion de prendre une marche pour constater une partie de ce qui nous entourait. Outre les kiosques alimentaires, une faible partie agroalimentaire locale et une encore plus petite partie d'artisanat québécois, le site est rempli de kiosques de vente rappelant un gros, gros marché aux puces.  En voulez-vous des objets fabriqués dans des conditions de travail déplorables, à base de matières archi polluantes et de très faible qualité?  Vous êtes servis!  La ville en est remplie et vous n'aurez parfois même pas besoin de vous approcher d'un kiosque pour le savoir car juste les odeurs chimiques associées vous le diront... 

Les déchets à profusion

Bon, pas besoin de s'étendre sur le fait qu'Eco Loco favorise grandement la réduction du plastique ou de tout autre matière à utilisation unique.  De tous les kiosques alimentaires, peut être un seul avait des ustensiles et plats de services compostables. Le reste:  Du PLASTIQUE qui se dirigeait directement à la poubelle.  Nous n'avons vu aucun bac de recyclage sur le site.  AUCUN comme dans ZÉRO. Pourtant la politique de développement durable de l'événement dit avoir une attention particulière à ce sujet. 

Et là, il est difficile d'aborder décemment le fait que plusieurs festivaliers prennent le site comme une grosse poubelle. Des canettes de bière et des bouteilles d'eau en plastique jonchaient les rues et le sol des maisons avoisinantes à la grandeur du périmètre.  Bien sur la ville et les citoyens les ramassent, mais vraiment, elles ont littéralement été abandonnées et lancées avec insouciance, négligence et en toute conscience. 

Notre kiosque représentait comme toujours des valeurs écologiques et éthiques telles que nous les promouvons haut et fort. Nous sommes très très fières d'avoir gardé ces valeurs de base.  Beaucoup de gens habitant à St-Tite et des habitués de la place nous ont dit que nous étions rafraîchissantes, comme une bouffé d'air frais dans un monde sans oxygène. 

La question qui demeure, en quoi un événement aussi grandiose, soit le plus grand festival du Québec, doit-il se transformer en un événement aussi polluant? Nous aimerions au moins voir une meilleure gestion des déchets, de meilleures installations de recyclage et de compostage et aussi et surtout, des exigences émergées de la politique de développement durable du festival en rapport avec leurs exposants. Eco Loco s'engage à dénoncer certes, mais certainement à faire des recommendations à l'organisation...

Allons-nous y retourner?  C'est un peu tôt pour nous pour répondre.  Toutefois, dans nos études en environnement, s'il y a bien une chose que nous avons retenue c'est:  il vaut mieux essayer de changer les choses de l'intérieur que de l'extérieur.  À suivre. 

Écologiquement vôtre, 

www.eco-loco.ca  

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Marché aux puces

 


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