Les fameux et incontournables 3R-V

Nos sites d’enfouissement débordent.  C'est vrai ici et c'est vrai ailleurs.  Au Québec, les matières résiduelles représentent 13 millions de tonnes par année. La moyenne globale planétaire est de 1,2 kilo par personne par jour! La moyenne canadienne est de 720 kilos par année par habitant avec la province de l'Alberta en tête de liste. Plusieurs provinces canadiennes ont mis en place des mesures pour diminuer ces quantités.  La province de Québec s'était dotée d'une Politique québécoise de gestion des matières résiduelles en 1998.  Toutefois, selon Recyc-Québec, les objectifs de cette politique n'ont pas été rencontrés. Les Québécois continuent de produire 20 tonnes de déchets par minute représentant 10% de plus que l'objectif initial.

Le gouvernement québécois est revenu à la charge avec un plan d'action visant à créer une société sans gaspillage par une saine gestion de ses matières résiduelles et en cherchant à maximiser la valeur ajoutée de chaque déchet potentiel.  Le but ultime est que la seule matière résiduelle, le seul déchet, éliminée au Québec soit le résidu ultime.

Mon rôle en tant que citoyen

Mais comment nous en tant que citoyen, pouvons-nous participer à atteindre cet objectif? Comment puis-je diminuer la quantité de déchets ou de matières résiduelles que je produis?

Pour faciliter nos actions et nos prises de décision, nous pouvons utiliser le concept des 3R-V. Les 3R-V se veulent comme un continuum, une façon ordonnée de gérer notre consommation. Ils abordent dans l'ordre: la réduction de la consommation, le réemploie des biens, le recyclage et la valorisation. 

Pour bien comprendre chacun des idées générant ce concept global, nous les définissons et vous donnons des exemples concrets. 

RÉDUIRE
Le déchet le moins dommageable est celui qui n'existe pas. Avant d'acheter un bien, les toutes premières questions à se poser sont: Le bien convoité est-il nécessaire? Quel besoin comble t-il? Le bien convoité est-il de qualité, a-t-il une bonne durée de vie?

Exemples: Éviter le suremballage, la tasse a café jetable, les légumes/fruits non biologiques qui ont été soumis à des pesticides non-nécessaires...


RÉEMPLOYER
Réemployer signifie la prolongation de la durée de vie d'un bien sans qu'on lui fasse subir de transformation majeure. Réemployer veut aussi dire réparer, échanger et acheter usagé.

Exemples:  Donner un bien ou un vêtement directement à une personne qui l'utilisera, participer à des échanges de vêtements (SWAP), réparer soi-même ou avec l'aide d'une couturière les vêtements qui nécessitent un peu d'ajustement ou une réparation, consulter les plateformes de vente en ligne ou aller dans les ventes de garages pour des objets de seconde main. 

RECYCLER
Il s'agit de récupérer des biens desquels on extrait les matières pour en créer de nouveaux biens. C'est une gestion de déchet intéressante qui occupe la 3ième place, après la réduction et le réemploi.

Exemples:  Utiliser adéquatement votre bac de recyclage ou les bacs de recyclage publics lors de vos sorties, transformer des vêtements devenus inutilisables en guenilles, donner certains de vos vêtements et de vos biens qui arrivent à la fin de leur vie à des organismes ou des artisans récupérateurs. Les sites comme Pinterest regorgent d'idées de recyclage que vous pouvez faire à la maison. 

VALORISER
Nous pouvons valoriser des déchets qui peuvent générer des matières ou de l'énergie. Il s'agit de tirer un bénéfice de ce qui paraissait inutile. La valorisation arrive en dernière position dans la hiérarchie des 3RV. Elle est souhaitable seulement lorsque nous avons réduit à la source, réutilisé ou recyclé nos matières résiduelles

Exemples: Composter à domicile ou en utilisant les installations de votre municipalité. Dans le secteur industriel, l’utilisation de pneus usagés ou des résidus de bois comme source de production d’énergie est aussi considérée comme de la valorisation.

Vous vous demandez peut-être si vous pouvez faire la différence.  Et bien certainement!  Si chacun des citoyens québécois, canadiens et du monde appliquait ce simple principe, la différence serait plus que marquante!  Quand on agit collectivement, les résultats deviennent observables et significatifs.  On a vu que les Québécois sont capables de diminuer la quantité de déchet qu'ils génèrent.  Beaconsfield a mis en place un système qui fait payer le citoyen selon la quantité de déchets qu'il génère et ils ont vu une réduction de 26% de la masse totale d'ordures de la municipalité.  Devons-nous attendre de payer ou d'être taxés avant de changer nos modes de consommation en choisissant mieux? Devons-nous attendre d'être réellement envahis d'ordures et de ne plus avoir accès aux ressources premières? Bien sur que non!

Écologiquement vôtre, 

www.eco-loco.ca  

Lectures supplémentaires: 

Où produit-on le plus de déchets? La réponse en carte

Co-eco

Semaine québécoise de la gestion des déchets

How to compost kitchen wast (et photo du compost)

Photo couverture:  Commission des services régionaux Nord-Ouest


Article précédent Article suivant


Laissez un commentaire

Veuillez noter que les commentaires doivent être approvés avant d'être affichés